samedi 25 octobre 2014

Bientôt, un petit livre sur Gamone

Lors de la dernière réunion de l’association apicole choranchoise Beepy, je suis tombé sur un vieil ami : Jacques Talon, qui fait depuis longtemps des prestations journalistiques sur notre Royans. J’ai appris du coup (ce que j’avais totalement ignoré) que Jacques est depuis toujours un apiculteur averti. Les retrouvailles entre Jacques et moi se sont déroulées au Cabane Café de l’ami Gilles Dacier-Falque. [C’est un lieu  — cliquez ici — susceptible d’évoquer du côté de la Bretagne l’aspect stylistique de certaines créations célèbres de mon beau-frère Lannic Mafart.]


Content de retrouver Jacques Talon, je voulais donner à mon ami journaliste la primeur sur le grand événement des six derniers mois chez moi à Gamone : la création d’une véritable maison d’édition dont le siège se situe dans ma maison à Gamone, et la publication de trois ouvrages, référenciés désormais sur Amazon dans tous les grands pays du globe:


Plutôt excité, je ne savais pas où commencer mon compte rendu.

WILLIAM SKYVINGTON : Tu sais, Jacques, j’ai une histoire extraordinaire à te raconter. Depuis six mois, j’ai monté une véritable entreprise d’édition chez moi, Gamone Press, en me servant du dernier cri de la technologie informatique. J’ai pu déjà sortir trois livres, et d’autres sont en attente, éventuellement en langue française…

JACQUES TALON :  Tu comprendras, William, que je ne peux absolument pas parler de ton affaire dans la presse locale. L’hebdomadaire Le Mémorial appartient à une vieille famille de Saint-Marcellin propriétaire d’une imprimerie. Je ne pourrais jamais leur proposer l’histoire d’un concurrent professionnel !

Ah le con ! La jolie publication avant-gardiste de mes petits récits généalogiques représenterait un challenge inacceptable pour la société Ballouhey Imprimeurs, que je pourrais renvoyer ainsi sur le terrible chemin de la faillite ! Laisse béton…

Mes souvenirs retrouvent un moment amusant, le 26 janvier 1994 dans le cabinet notarial de maître François Guiliani pour mon achat de Gamone. Ma fille Emmanuelle Skyvington était présente, et des ondes positives existaient visiblement entre elle et le beau notaire.

EMMANUELLE SKYVINGTON : Franchement, je n’aurais jamais imaginé que mon père finisse par dénicher une propriété qui débouche sur ma présence ici dans votre merveilleuse France profonde.

NOTAIRE GUILIANI (visiblement choqué) : Je vous assure, mademoiselle, que la ville de Saint-Marcellin ne se situe pas exactement en France profonde.

Allez savoir… Toujours est-il que ma création de Gamone Press à Choranche serait un chien écrasé dont Jacques Talon considère qu’il ne faudrait pas en parler. OK, revenons aux abeilles…

Puisque cette nouvelle n’intéresserait pas l’ami Jacques Talon, c’est sur cet humble blog que j’annonce la publication bientôt, chez Gamone Press, d’un ouvrage en langue française sur Gamone.


Ce sera un ensemble d’anecdotes sur mon arrivée ici, mais cet ouvrage me permettra surtout d’exposer les résultats de me recherches sur l’histoire de ma commune, et de notre Royans. Ce sera une généalogie de Gamone.

Pour mettre l’eau à la bouche de mes futurs lecteurs, exposons rapidement un sujet intéressant: les origines du beau terme Gamone. On aurait pu imaginer que ce lieu-dit ait pu pronostiquer les découvertes en biologie du XXe siècle. Hélas, non, c’était tout simplement le patronyme d’anciens Choranchois. Le point de départ était un mariage du 2 août 1689 entre un jeune homme d’Autrans, Hugues Gamon, et Claudine Rimet d’Echevis.


Par la suite, il y eut des Choranchois portant le nom de famille Gamon. On imagine facilement l’adjonction d’une lettre “e”, aboutissant à Gamone. Et certains de ces gens vivaient probablement, avant la Révolution française, dans le lieu-dit où se trouve ma maison : le Mas de Gamone.

mercredi 15 janvier 2014

Vallée de la Bourne au niveau de Gamone

Voici une image exceptionnelle de la vallée de la Bourne au niveau de Gamone prise à partir de la Croix de Toutes Aures :

Cliquez pour agrandir
L'auteur de cette image splendide est mon cousin anglais Roger Latton, venu me rendre visite à Gamone l'été dernier avec son épouse Sue.

Je lui ai dit que cette image devrait faire l'objet d'une publication locale en carte postale.

lundi 9 décembre 2013

La Montagne des trahisons

Le 29 novembre 2013, après la réunion du conseil municipal de Choranche, Jean-Pierre Lyard , conseiller, déclarait aux 7 membres présents de l'association des Chemins Pour Tous : « Je suis contre toute aliénation des chemins ruraux ». Il venait de voter quelques minutes avant, 1900 euros pour le commissaire enquêteur qui a remis un rapport truffé d'inexactitudes. Le maire a-t-il oublié qu'il s'était engagé pour que les frais concernant la procédure d'aliénation soient pris en charge par les bénéficiaires de la privatisation du domaine public ?
Je te rappelle Jean-Pierre que tu as voté l'avis favorable au déclassement des chemins ruraux en séance du conseil municipal en 2011 et en 2013. Tes promesses n'engagent que ceux qui seraient assez stupides pour te faire confiance.

Dès la naissance du PNRV une bande d'élus se débarrassèrent de tous ceux qui pouvaient s'opposer à leurs ambitions, peu compatibles avec l'esprit de la Charte. Jean-Pierre Feuvrier, le chargé de mission sans qui le PNRV n'aurait jamais vu le jour, fut le premier à être mis sur la touche. Puis ce fut Etienne Margerit (issu de Peuple et Culture), la secrétaire Elisabeth Chauvet puis Bruno Bégou qui furent licenciés. Ne feront carrière que ceux qui soutiendront les magouilles du Président du Parc.
C'est Jean-Piere Lyard qui me remplaça à la FAUP pour supprimer avec ses successeurs, sous l'égide d' Yves Pillet, le droit statutaire de la population locale à donner son avis sur la gestion du PNRV. La FAUP regroupant tous les usagers et les habitants du Parc perdra ses salariés au profit du CPIE. Le CPIE et le bouffon du roi, président d'un simulacre de la FAUP moribonde, serviront les intérêts du Parc. C'est l'ère des maisons du Parc, intégralement subventionnées, concurrençant déloyalement les projets personnels des habitants. Dans le Parc du Vercors quand on a payé les salaires de ces doublons inutiles (actuellement 55 salariés), les études indispensables pour remercier certains amis et distribué le solde aux caniches qui feront le beau devant les journalistes il ne reste plus un centime pour le commun des habitants concernés par une projet du Parc. Il n'y a pas de différence d'aménagement entre l'Ubaye et le Vercors ou entre Belledonne et le Vercors. Sauf que pour arriver au même stade on a gaspillé beaucoup plus d'argent dans le Parc Naturel Régional que dans les massifs où les mêmes opérations ont été dirigées par des administrations traditionnelles.
JPL a dû se charger admirablement de cette nouvelle mission car il est devenu directeur de la FAUP avec un salaire autre que le mien, animateur au SMIC... L'association Teleiotes ( cela veut dire Perfection en grec, veuillez les excuser pour leur modestie... ) était même chargée de récupérer des fonds publics à la Région Rhône-Alpe pour offrir des vacances à l'étranger à des élus, à des responsables de centre de formation aux métiers de la montagne et à JPL devenu directeur de la Grande Traversée des Alpes. Les intentions de pseudo-humanitaire ou de formation de guides locaux étaient là pour camoufler l'escroquerie. JPL, on compare quand tu veux les réalisations de Perfection avec celle de Afrique-Solidarité dont les membres se rendaient au Mali avec leurs deniers personnels. JPL tu es une des tentacules de ce système mafieux depuis ta nomination à la FAUP. Rendez l'argent public que vous avez volé pour que des chômeurs puissent créer leur entreprise.
Vendredi 6 decembre 2013, grand débat de la FFCAM au festival international du film de montagne d'Autrans sur les Jeunes en montagne. Il n'y avait que des vieux. Pourquoi ?
Parce que les jeunes en ont assez de vos trahisons successives.
Georges Elzière(président de la FFCAM), tu nous avais promis d'organiser au printemps 2007 une manifestation devant la préfecture à Grenoble pour obtenir la servitude qui aurait réglé définitivement le libre accès aux falaises de Presles. S'il y avait eu victoire du droit sur les magouilles l'aliénation des chemins ruraux à Choranche ne serait pas d'actualité. Tu as préféré trahir les grimpeurs pour obtenir de tes amis socialistes ( tu étais conseiller municipal à Seyssins et le maire était Didier Migaud) 70 % de subventions au Refuge du Goûter. Tu nous avais présenté ce refuge comme un exemple respectueux de l'Environnement dans sa construction et autonome en énergie dans son fonctionnement. Au cours de l'été 2013 il y a eu un ballet d'hélicoptères qui ont ravitaillé le refuge en fuel... Je vous fais grâce de la polémique et des menaces de procès entre les guides, le maire de Saint-Gervais Mt Blanc et le CAF...
Georges, tu as trahi tes 800 000 adhérents. Ils ont su se mobiliser, avec beaucoup d'autres, pour la création du Parc de la Vanoise, pour obtenir l'annulation par le Tribunal administratif de l'arrêté municipal interdisant l'escalade dans le Verdon, contre l'extension des stations de ski de Piau Engaly et de Sainte-Foy en Tarentaise. Le vallon du Clou et le hameau du Monial, classé monument historique,  ont été sauvés de l'appétit des promoteurs. Le dernier éditorial de Bernard Mudry exigeait le libre accès à la montagne pour tous avant que les intrigants du CAF-Grenoble-Oisans prennent le pouvoir à la FFCAM.
Pour faciliter le libre accès à la montagne pour tous il faut supprimer les privilèges. Il est inadmissible que les membres du CAF bénéficient de 50 % de réduction sur les nuitées dans des refuges financés à 70 % par les impôts de tous les Français. C'est une double concurrence déloyale parce qu'elle oriente les 800 000 adhérents uniquement sur les refuges CAF au détriment des montagnards permanents qui doivent en plus construire leur structure d'accueil sans aucune subvention. J'ai connu un président du CAF-GO, Jean-Claude Serres, qui défendait la même vision humaniste de la montagne, les intrigants l'ont « démissionné »...
Il y avait autrefois dans les villages de montagne de nombreux petits ateliers qui fabriquaient du matériel. Les membres du CAF qui bénéficient de remises de 10 à 30 % sur les produits chinois des grandes surfaces détruisent l'activité économique de la montagne. Ceux qui se sont fait prendre à ramasser du génépi dans le Parc National des Ecrins peuvent envoyer leurs délégués siéger à son conseil d'administration... Elle n'est pas belle la montagne qu'ils programment sans concertation avec ses habitants ?
Georges, tes prises de positions récentes dans le DL du 26-11-2013, ou sur les ondes de Radio-France-Bleu-Isère le 3-12-2013 et celles de la FFME doivent être suivies de décision concrètes. Devant l'évidence économique du libre accès aux falaises de Presles et aux sentiers de Choranche le pouvoir d'un maire d'une commune de 130 habitants, englué dans de sinistres affaires depuis 40 ans, ne devrait pas peser lourd.
Dans les Aravis des servitudes traversant des parcs à bovins permettent d'aller grimper. Qui peut comprendre que le parti socialiste et l'élue régionale des Verts s'opposent à l'établissement de la servitude légale, qui ne traverserait que des taillis sans aucune valeur agricole ou forestière, pour aller grimper à Presles?



A Méaudre, l'itinéraire de la « voie douce » rase la maison du cousin du maire. Pierre Buisson a compris l'intérêt du tourisme doux et il est l'instigateur de cette nouvelle liaison qui relie tous les villages des Quatre Montagnes. Qui peut comprendre que le parti socialiste, notre députée verte et notre élue verte à la région acceptent l'aliénation d'une traversée majeure entre l'Isère et la Drôme ( De Cognin les Gorges ou Iseron, via Choranche et Chatelus où l'accès est interdit, jusqu'à Die )? D'autant plus que l'association Des Chemins pour Tous propose de contourner la ferme du maire. Sur les mêmes ondes de Radio France Bleu Isère, le maire reconnaît les chutes de pierres provenant des falaises sur l'itinéraire de substitution. Et tous les propriétaires privés ne sont pas vendeurs pour légaliser la déviation qu'il propose au demeurant impraticable par les cavaliers et les ânes de bât et sans intérêt paysager.
Raymond Avrillier avait fait tomber le système Carrignon. Claude Comet nous en avons assez de vos discours sur la Montagne et sur la Jeunesse, de votre monopolisation du débat, de votre soutien au Parti Socialiste et à la Coordination Montagne quand ils détruisent notre économie. Elue verte et Responsable du Tourisme et de la Montagne à la Région Rhône-Alpe je vous avais déjà interpellée aux Rencontres Citoyenne de la Montagne en novembre 2012.Votre silence méprisant trahit vos électeurs, tous les amateurs de randonnée et d'escalade et les jeunes guides de haute montagne ou de spéléologie, les BE d'escalade, les accompagnateurs en montagne et les hébergeurs qui essaient de vivre en Vercors.
Les jeunes laissez les Vivre. Laissez les grimper à Presles. Laissez les marcher à Choranche.
Voici très brièvement résumée la sinistre histoire d'un petit village de montagne qui risque de devenir la sinistre histoire de la France. Le dossier que j'ai envoyé au Président de la République, il y a plus d'un an, s'intitulait : «  Y-a-t-il un socialiste qui préfère soutenir l'emploi plutôt que le front national ? »...



                                                           Bruno Bégou




 

                                                           
 



vendredi 29 novembre 2013

Le Pont de la Honte

"La République c'est de ne jamais rien laisser passer face aux haines,aux intolérances,aux extrémismes, au racisme". François Hollande, Oyonnax ,11 novembre 2013.
C'est parce que les auteurs des attentats avaient été protégés par le pouvoir précédent et parce que Choranche avait été le théâtre de crimes maquillés en suicide que j'envoyais un dossier dès l'élection de François Mitterand à la Présidence de la République. Gilles Ménage, son directeur de cabinet me répondait qu'une enquête allait être diligentée.
Lors d'une réunion intersyndicale à Saint-Laurent-en-Royans (26) concernant les détournements de fonds publics, destinés à l'enfance inadaptée, au profit d'un élu chassé de l'UDR, Yves Pillet s'invite pour étouffer l'affaire. A cette occasion il déclare devant tous mes amis syndicalistes : "L'enquête a eu lieu mais elle n'a rien donné". Quelques semaines plus tard, par une lettre du Secrétaire Général de la Préfecture de l'Isère, j'apprendrai que l'enquête n'avait pas été instruite... Qui a stoppé l'enquête judiciaire pour obtenir du maire de Choranche la révision de la carte des risques naturels?

Histoire ancienne ? Alors enjambons 30 ans de détournements de fonds publics au profit d'élus, de passe-droits, d'études bidons, de travaux pharaoniques pour revenir à 2011. Le 7 septembre 2011, une semaine avant les élections sénatoriales, alors que la réception des travaux datait de plus de 2 ans, André Vallini inaugure le Pont de la Honte.


• Pont de la Honte parce qu'il relie 2 communes du PNRV où l'extrême droite est arrivée en tête au 1er tour des présidentielles. Et notre futur ministre de la Justice pressenti vient glaner les voix de l'extrême droite.
Pont de la Honte parce que c'est une gabegie de plus au sein du PNRV.

Conversation le jour de l'inauguration :
Bruno : « Ça va pas Jean-Marie, tu fais une drôle de tête? »
JM : « Ce pont c'est une grosse connerie. L'ancien pont, construit par le Père Perrazio, c'était du solide.Il ne risquait pas de s'écrouler. »
B : « Pourquoi tu as demandé un nouveau pont ? »
JM : « Yves Pillet voulait que la commune de Châtelus entre dans la communauté de communes (CCBI) mes conseillers ne voulaient pas. »
B : « Pourquoi tu n'as pas demandé autre chose ? »
JM : « Qu'est ce que tu voulais que je demande ? »
Ce brave maire a pris conscience un peu tard de s'être laissé entraîner trop loin. Cela a-t-il joué dans la décision qu'il prendra plus tard ? Je n'en sais rien.
Claude Potier [maire d'Izeron] : « Le pont servira au passage des semi-remorques transportant des grumes. »

B : Les camions de grume ne doivent pas traverser le village de Choranche. Ils devront utiliser l'autre route. Mais l'une comme l'autre devraient subir un aménagement colossal pour permettre le passage de gros engins. Qui va payer ?
Le 17 juin 2011, le conseil municipal émet un avis favorable pour le déclassement de 14 chemins ruraux.
Le 25 juillet 2011, le Parc émet un avis favorable pour le déclassement de certains chemins ruraux sur la commune de Choranche.
Il faudrait être bien naïf pour refuser de croire qu'il n'y a pas de lien entre l'inauguration du Pont de la Honte, la décision du conseil municipal de Choranche et celle du PNRV.
Si le torchon brûle actuellement entre Yves Pillet et son successeur à la présidence du PNRV, Danièle Pic (maison de la géologie à la Balme de Rencurel en veilleuse), ce n'était pas le cas en 2011. 
Danièle Pic a préfacé et fait éditer un ouvrage de Gilles Vergnon sur la Résistance en Vercors. Cet historien, universitaire, a profité d'une tribune, que le Parc avait programmée, lors de la journée patrimoine 2012 au musée de la Résistance à Vassieux en Vercors, pour nous démontrer que Stéphane Hessel n'avait jamais été un résistant et qu'il avait été qu'un gratte-papier dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Cet Outrage à la Résistance, ce Révisionisme avaient-ils pour but de torpiller la "motion Hessel" (17%) au PS ou de lancer un appel aux électeurs d'extrême droite de Saint-Jean en Royans où Danièle Pic sera en difficulté aux prochaines municipales?
A cette occasion j'ai découvert un très intéressant ouvrage sur la géologie du Vercors publié par le BRGM, et fait connaissance avec l'un des 2 auteurs originaire de Vassieux en Vercors. Il avait sollicité, en vain, le PNRV en vue d'une coédition BRGM-PNRV, comme cela s'était déjà fait avec le Parc du Queyras. Mais un projet d'utilité publique et sans arrière pensée politique ne pouvait pas intéresser le PNRV.
Parmi les signataires de la pétition " Des Chemins pour Tous" vous avez été nombreux à vous demander "Que fait le Parc ?" et " Que fait la Commission Départementale des Espaces, Sites et Itinéraires (CDESI) ?"
Le Président de la CCBI, Yves Pillet à qui il revenait le devoir de faire appliquer la servitude légale pour accéder aux falaises, Le Président du Conseil Général de l'Isère, André Vallini qui avait beaucoup plus de moyens que la CDESI pour s'opposer à l'aliénation des chemins ruraux à Choranche et la Présidente du PNRV qui aurait dû faire respecter la Charte soutiennent Bernard Bourne, maire de Choranche, dans son  projet de détruire notre activité économique au seul profit d'une vaste chasse privée quand une grande partie du domaine public aura disparu à Choranche. L'ironie de cet abject marchandage c'est que Jean-Pierre Lyard est l'ancien directeur de la GTA et qu'à ce titre il a été payé pour développer les structures d'accueil et les sentiers.

Geneviève Fiorasio, parce que la ville de Grenoble est membre du syndicat mixte du PNRV et parce que le chômage est votre "obsession", Arnaud Montebourg parce qu'il y a des emplois en jeu dont la pérennité ne coûte rien aux contribuables: Réagissez. Vous n'avez jamais trempé dans tous ces scandales. Que le Conseil d'état fasse appliquer la servitude légale pour accéder aux falaises. Ne vous laissez pas abuser par "Une Médiation Efficace" concernant le seul hameau du Charmeil. Une fois de plus on a choisi le gaspillage des deniers publics en installant un "passage canadien" au lieu de faire appliquer la servitude.

Débarrassez-nous de cette mafia en faisant contrôler scrupuleusement les finances du PNRV, celles du Conseil Général de l'sère, celles de la CCBI, celles des communes de Pont-en-Royans et de Choranche, celles du Musée de l'Eau et du GAEC des Falaises. N'y a-t-il pas anguille sous roche quand, pendant des décennies, la même entreprise bénéficiaire de toutes les adjudications importantes construit une villla à un maire, aménage la résidence d'un autre et construit la piscine d'un troisième ? Quand cette entreprise, soutenue par un membre de la famille installé au conseil général par Alain Carignon et devenu depuis l'ami d'André Vallini, détourne des fonds publics au Mémorial de la Résistance à Vassieux ? [cf le journal de la Région de Jean-Luc Benhamias.] Pourquoi les "maisons du Parc" ont-elles été vendues à des élus dix fois moins chères que leur prix coûtant ?

                                                                                        Bruno Bégou

samedi 23 novembre 2013

Dauphiné Libéré du 20 novembre 2013

 Cliquez sur le lien suivant pour obtenir un agrandissement de l'article :

Au Fou !


Mais quand est-ce qu'il va arrêter son grand déballage ce fou ? Si j'étais fou, si je racontais n'importe quoi ce ne serait qu'un mauvais rêve. Mais c'est la vérité et c'est donc un cauchemar permanent.

A quoi ça sert tout ce grand déballage ? A ce que les chefs de parti fassent entendre raison à leurs déviants et à faire intervenir la presse nationale. Des journalistes sérieux comme ceux de Média Part ou de la Croix grâce à des dossiers « bétons » sur l'évasion fiscale ont fait bouger les choses. Les hauts responsables politiques qui étaient au courant n'ont jamais bougé tant que le scandale n'a pas éclaté. Je ne sous-estime pas nos adversaires.Ils nous ont trop souvent roulés dans la farine. Ils nous ont trop souvent divisés pour régner. Et comme ils n'ont aucun argument crédible pour se défendre ils cherchent à me faire passer pour un fou qui raconte n'importe quoi. Et ils ont un réseau qui leur permet que des responsables politiques, associatifs ou du monde de l'entreprise me fassent passer à leur tour pour un fou. Leur légitime réaction se trouve ainsi verrouillée. Le libre accès aux falaises et sur les chemins ruraux est une évidence pour tous les acteurs responsables de la vie publique. C'est parce que le 1er problème n'a pas été résolu définitivement que le 2ème surgit aujourd'hui. Si nous n'obtenons pas de véritable et profonde solution ces problèmes se poseront dans d'autres communes, dans d'autres massifs. Mais ce n'est pas en cultivant l'angélisme que nous réussirons à terrasser des adversaires redoutables. Au début des années 1980 des enquêtes de journalistes courageux et leurs articles dans le Progrès et le Matin de Paris avaient fait cesser les attentats.

J'étais pourtant bien intégré dans le Vercors : animateur de la Fédération des Amis et Usagers du Parc du Vercors je soutenais les projets de développement économique, social et culturel des habitants du Vercors et les aspirations de nos visiteurs.

J'étais pourtant bien intégré à Choranche : originaire d'une famille de paysans d'Omblèze, ouvrier agricole, berger je n'ai jamais eu de difficulté pour me faire accepter par les agriculteurs de Choranche. C'était si vrai que le maire dans la rue m'avait demandé si la mère de nos enfants serait intéressée par le poste de secrétaire de mairie. « Montez et demandez lui » avais-je répondu sans savoir que l'attribution de ce poste exigerait des contre-parties.

Quelques temps plus tard le maire vient me trouver dans le potager pour que je fasse signer en faveur de sa fille un droit d'eau sur une source appartenant à un vieil agriculteur de Choranche (dont j'étais l'ami le plus proche) qui venait d'être hospitalisé. J'ai simplement et gentiment répondu : «  je n'ai jamais brûle les pieds des malades pour leur extorquer quoique ce soit. Vous êtes son cousin allez le faire signer vous-même ».

Le lendemain j'ai trouvé les ruches renversées et les abeilles mortes. Et ce fut l'escalade : pare-brise brisé, sucre dans le réservoir, pneus déchirés, mur de soutènement du chemin d'accès à notre habitation démoli, adduction d'eau détruite plus de 100 fois, potager aspergé de chlorate de soude. La partie de notre terrain qui nous permettait d'accéder au seul point d'eau de notre propriété est devenue propriété d'un des mercenaires du maire par la falsification de la copie du cadastre remise à la justice. Pour priver d'eau une famille avec 3 enfants en bas-âge, le juge nous a exproprié en utilisant des actes de propriété qui ne concernaient pas la parcelle litigieuse mais la parcelle falsifiée. Histoires de fou ? Non les différents jugements apportent la preuve de cette ignominie. Des tracts l'ont dénoncée. Les gendarmes ont fait leur enquête. C'était si vrai, mes preuves si flagrantes que je n'ai jamais été inquiété. Dans les années 1970 il fallait un certain courage pour dénoncer, quand on est au bas de l'échelle sociale, les « erreurs » de la justice. Patrick Cordier, cet alpiniste légendaire, Henri-Jacques Sentis et nos amis d’Autrans étaient venus m'aider à construire une citerne.

Histoire ancienne ? Non parce que les auteurs vivent encore et continuent à terroriser certaines personnes du village.

« Qu'est-ce que tu nous emmerdes avec tes histoires qui n'ont rien à voir avec le refus de créer la servitude légale pour accéder aux falaises de Presles et l'aliénation des chemins ruraux ? ». Détrompez vous, mes histoires de 40 ans de vie broyée par  Bernard Bourne et Yves Pillet vous apporteront la preuve que tout est lié. Dans leur stratégie diabolique ils ont entraîné de gros bonnets. Pour retrouver notre liberté, tout en restant dans la stricte application des lois de la république, il nous faut paralyser cette mafia. Le mot n'est pas exagéré, vous l'accepterez quand je vous aurai fait remonter de 1981 à nos jours dans le Vercors.

Lors des Rencontres Citoyennes de la Montagne, vendredi 22 novembre 2013 à Grenoble, des habitants de Choranche sont venus interpeller nos amis de la montagne : élus, responsables de grandes fédérations sportives, entrepreneurs, guides de haute montagne, accompagnateurs, agriculteurs, artistes, Mountain Wilderness. Il serait grand temps que tout cela cesse. Regroupons nous dans une grande chaîne de solidarité pour sauver le Vercors avant que cette gangrène détruise l'avenir,déjà bien fragilisé, de notre économie et de notre vie sociale.

Bruno Bégou, agriculteur,guide spéléo, accompagnateur en montagne, naturaliste amateur.


mercredi 20 novembre 2013

Seul patrimoine foncier de Choranche



Le seul patrimoine foncier que possède notre commune de Choranche est ses chemins ruraux dont certains relient plusieurs vallées et ce depuis des siècles.

Si les chemins sont aliénés au profit des riverains de ces chemins très praticables où irons nous nous promener pour chercher un peu de soleil lorsque le village Choranche en est privé pendant trois mois d'hiver; ce soleil tant souhaité avec une vue extraordinaire sur la Bourne et ses falaises. Il nous resterait de marcher sur la départementale qui est aussi dans l'ombre avec les risques que cela comporte, et déraisonnable de prendre sa voiture….alors?

Et, à la belle saison, quel bonheur de se promener dans un paysage que tous les touristes nous envient et que nous les défenseurs de nos chemins accueillons avec plaisir, car ils animent notre village par le partage de nos émerveillements.

La randonnée est très pratiquée de nos jours et je ne comprends pas les motifs de la municipalité de Choranche qui poussent à vendre nos chemins, vos chemins et de plus à vil prix;  ou plutôt je ne veux pas comprendre car 50% du conseil municipal est concerné par ces ventes.

Très cordialement,

                                                   Roseline DUMEY

lundi 18 novembre 2013

Le Parc et les orchidées.


Beaucoup d'orchidées sont des espèces de lumière qui profitent du paysage ouvert par les herbivores et même de l'existence d'un sentier ou d'une route pour orner admirablement les pelouses sèches de Choranche.

Certains spécialistes de la flore ont coutume de raconter que les fleurs d'ophrys imitent un insecte et dégagent une phéromone semblable à celle émise par la femelle au temps des amours. Ces plantes auraient profité de l'évolution pour leurrer les insectes mâles, qui lors de leurs ébats amoureux inachevés transporteraient du pollen de fausse favorite en fausse conquête, assurant ainsi une fécondation croisée très favorable au patrimoine génétique des futurs ophrys.
Avez-vous déjà vu un bourdon courtiser ophrys fuciflora ou une mouche tenter de copuler avec ophrys insectiféra ? Moi jamais. Et pourtant cela fait plus de 40 ans que j'observe les orchidées , en allant caresser les ânes, quasi quotidiennement quand elles fleurissent.
N'ai-je pas eu la chance d'observer la réalité ou ces pseudo- accouplements , entre une plante et un insecte , seraient-ils un mythe ?J' ai donc imaginé que les ophrys avaient pris l'allure d'un insecte piqueur pour que les herbivores ne les croquent pas. C'est ainsi qu'ils peuvent assurer leur reproduction en toute quiétude là où la lame des faucheurs ou l'épandage de produits chimiques n'interviennent pas.
photo mo b


La communauté européenne avait lancé un programme de protection de la faune et de la flore : l'article 19 permettait d'accorder des subventions aux agriculteurs dont les pratiques culturales favorisaient la biodiversité. Pour la signature de ce 1er contrat avec la commune de Chatelus, Louis Mermaz, alors ministre de l'agriculture, et une armée de CRS nous avaient rendu visite.

Ces subventions essayaient, par exemple, de compenser le manque à gagner engendré par le gagnage des ongulés sur les prairies des agriculteurs de Bouvante ou de Saint-Julien en Quint. A cette époque il était possible, au printemps dans ces 2 localités, d'observer des troupeaux de 70 mouflons brouter un pâturage ou une prairie de fauche en attendant de pouvoir remonter en forêt de Lente quand la neige aurait fondu.. Depuis, le loup a fait le ménage et il devient plus difficile d'observer le mouflon.
photo mo b
Je n'ai pu faire, en 2012, que 2 observations : une femelle suitée au Saut de la Truite, sur une vire inaccessible au loup, et un mâle isolé au moment du rut, période de regroupement des mâles et des femelles, sous le But de l'Aigle. Il est vrai aussi que depuis 4 ans je consacre mon temps libre à la découverte de l'Ubaye pour retrouver un semblant de liberté loin des scandales du Vercors. D'après un naturaliste, qui visite très fréquemment notre massif, le nombre de mouflons aurait repris une très lente progression.

Sur les communes de Châtelus, Choranche et Presles l'article 19 visait la protection des orchidées par une fauche tardive et l'emploi « raisonné » d'engrais chimiques. J'avais fait remarquer que je trouvais singulier que la date d'autorisation de fauche (après le 14 juillet) soit la même au bord de la Bourne ( environ 200 m d'altitude ) qu'au hameau du Faz (environ 1000m). Le Directeur de l'APAP ( association pour la promotion de l'agriculture dans le Parc du Vercors) m'avait répondu que si je n'étais pas content je n'étais pas obligé de souscrire ce contrat. Et à ma question « mais alors qui va entretenir le paysage ? », il avait répondu que le Parc avait fait faire une étude paysagère et qu'il pouvait très bien faire entretenir par des salariés les rares parcelles qui ne devaient pas se reboiser pour maintenir les touristes... Finalement ce directeur, formaté par le Parc dans le mépris de ses habitants et en particulier de ses paysans, est devenu plus raisonnable après que Jacques Odier, qui avait des responsabilités syndicales à la FNSEA et qui était conseiller municipal à Choranche, ait dit :  «  Bruno dit tout haut ce que nous pensons tous tout bas ».

photo bruno b
Ce programme réfléchi par nos élites était une double absurdité : l'utilisation d'intrants chimiques même de façon modérée fait disparaître systématiquement les orchidées. Et la fauche tardive au 14 juillet à Choranche, en les privant de lumière, aurait fait disparaître les 22 espèces d'orchidée, si cette pratique agricole avait duré quelques années, même chez les rares agriculteurs qui n'utilisaient pas de produits chimiques. La solution aurait été de réserver des parcelles à la pâture précoce pour laisser de la lumière et moins de concurrence végétale aux orchidées. C'est cette façon culturale et le fait de laisser mes ânes rentrer quotidiennement et calmement à l'écurie pour qu'ils broutent l'herbe du talus du chemin communal de la Ranconnière, avant l'arrivée des orchidées, qui permettent ce foisonnement prodigieux d'orchidées sur mes pâturages et au bord des chemins qu'empruntent les ânes. J' avais aussi dépensé beaucoup d'énergie pour que Jean-Louis Salazard, maire de Choranche, cesse de faire arroser d'herbicides le bord des chemins communaux.

L'exécution de ces contrats, signés pour 5 ans, devait être contrôlée par le comité scientifique du Parc. Guy Chatin, animateur scientifique du PNRV, n'ayant jamais remis de rapport annuel au Ministère de l'Environnement,les subventions prévues pour cet article 19 ont quitté le Parc du Vercors pour le Parc de la Brienne. L'indigence du Parc venait, bien malgré elle, de sauver les derniers orchidées de Choranche, mais pas la situation financière des agriculteurs du Vercors qui avaient joué le jeu de la protection de l'environnement et qui furent privés, pendant 4 ans, d'aides à l'agriculture de montagne avant de pouvoir signer à nouveau un contrat classique, cette fois-ci, avec la DDAF.

La protection des orchidées est à nouveau une préoccupation pour la communauté européenne. Et la commune de Choranche est candidate au programme Natura 2000, piloté par le Parc et la communauté de communes de la Bourne à l'Isère ( CCBI ). Lors d'une réunion de travail à Choranche, Jean-Pierre Lyard, pilote de ce projet pour la CCBI, et Jean-Philippe Delorme, directeur du PNRV, accepteront la demande de Frédéric Bourne, le fils du maire, d'utiliser des défoliants sur les parcelles subventionnées par le contrat Natura 2000.

Si certains étaient prêts à accepter qu'une partie de leurs impôts servent à protéger la montagne que nous aimons, sachez que des gens peu scrupuleux utilisent un contrat Natura 2000 pour détruire la biodiversité. Car ,c'est indéniable, l'utilisation d'intrants chimiques fait disparaître les orchidées.

Certains signataires font remarquer que les subventions agricoles sont prélevées sur leurs impôts et que ce serait un juste retour de les accueillir avec bienveillance. Il me semble, Monsieur le Ministre de l'Agriculture et Monsieur André Vallini, que ces aides, indispensables pour que la Montagne conserve sa vocation touristique, ne doivent pas être attribuées à nos agresseurs qui ne respectent ni les lois de la République ni la charte du Parc ni notre environnement. Cessez Monsieur le Ministre de l'Agriculture, Monsieur le Président du Conseil Général de l'Isère, Monsieur le Président de la CCBI et Madame la Présidente du Parc Naturel Régional du Vercors d'utiliser nos impôts pour financer le banditisme. Nous avons suffisamment d'agriculteurs et de forestiers honnêtes pour entretenir la Nature que nous aimons.

photo bruno b
Assujettir les aides agro-environnementales à un comportement citoyen serait un moyen efficace pour solutionner le libre accès aux falaises et sur les sentiers. Je sais que ce n'est pas si simple à faire, Monsieur le Ministre de l'Agriculture, puisque depuis 1981 certains de vos amis sont liés à l'extrême droite de Choranche par d'odieuses tractations. Madame Geneviève Fiorasio, Madame Michèle Bonneton, Députée verte de notre circonscription, Monsieur Manuel Valls, Monsieur Arnaud Montebourg les informations que je vous ai remises devraient rompre votre silence complaisant au bénéfice de l'efficacité pour maintenir des emplois liés aux pratiques sportives de la montagne et qui ne coûtent rien aux contribuables.

Epargnez-nous un scandale encore bien plus important que l'Affaire Cahuzac qui affaiblirait encore plus la politique et l'économie de la France. Pour étouffer les scandales du Parc du Vercors et de la Montagne en général tout est soigneusement verrouillé. Cela n'a pas empêché des élus de Saint-Agnan en Vercors d'obtenir la fuite (en Tunisie...) de leur ancien maire, au demeurant longtemps président de la Commission des Finances du Parc...

Le Ministère de l'Intérieur s'est contenté de remettre, au maire de Choranche, mon dossier confidentiel concernant le libre accès aux falaises de Presles. C'est ajouter de l'huile sur le feu pour faire peur, pour étouffer l'indignation. Les équipes de secours en montagne, caillassées par le maire de Choranche, vont apprécier le soutien aux voyous de leur ministre de tutelle. Je sais que mon engagement citoyen, sans arrière pensée d'aucune prise de pouvoir politique, dérange les magouilles de certains élus PS en Isère. Personne ne pourrait croire à un nouveau meurtre, à Choranche, maquillé en suicide. Mes avocats détiennent un dossier patiemment et scrupuleusement établi depuis 40 ans. Si vous n'assurez pas ma sécurité, Manuel Valls, votre carrière politique sera terminée, « votre famille » politique discréditée. Du courage Mesdames et Messieurs qui gouvernaient la France !
Nous nous battons pour la vie. photo bruno b

Et la Justice ? Pascal Lamy, ami de Jacques Delors et de Francois Hollande, qui fut directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce, disait sur les ondes de France-Inter fin juillet 2013 : « L'affaire Tapie pourrait se régler rapidement si elle était entre les mains de la vraie justice »... Affirmation qu'il a répétée 2 fois dans son interview.

Et la presse ? Elle vient de perdre 7 % de ses abonnés et 15 % des ventes en kiosque. Sauf le journal La Croix qui avait fait un bon dossier sur l'évasion fiscale ... Le monde est une triste boutique, la Montagne, le Vercors ont besoin de beaucoup plus de signatures. Merci à tous les amoureux de la Nature et de la Liberté. Notre pétition est signée maintenant par des habitants d'autres pays, d'autres continents. Unissons nous dans une immense chaîne de solidarité contre la barbarie.

                                                              Bruno Bégou

jeudi 14 novembre 2013

Sentiers,falaises, agriculture et culture.

Non seulement ils nous interdisent le droit de marcher, de grimper et de nous installer comme agriculteur mais ils s'attaquent aussi à notre culture.

Le charbon de bois était une activité traditionnelle du Vercors. Quand on se promène dans les forêts de l'Allier ou des Coulmes on rencontre souvent ces terrasses plates et circulaires creusées dans la pente. Sur les dernières utilisées s'épanouit un saule marsault car c'est la seule espèce pionnière qui peut recoloniser un sol stérilisé par la fournaise des charbonnières qui ont été successivement édifiées sur le même emplacement. Quand la vie bactérienne est reconstituée d'autres essences viennent s'implanter. Les hêtres font de l'ombre au saule marsault qui disparaît.

A proximité de ces placettes, de petits puits tapissés d'argile récupéraient l'eau de ruissellement qui dévalait dans la pente après un orage. Cette eau était précieuse pour contrôler la combustion. La charbonnière était entourée d'une peau de terre humide pour pouvoir maîtriser la juste proportion d'oxygène nécessaire à la transformation du bois en charbon végétal. C'était tout un art, des techniques et un savoir-faire sans lesquels il ne serait resté que de la cendre.

Le charbon de bois était descendu dans la vallée à dos de mulet.
Au pas de l'Allier, sur la piste qui reliait Die à Pont en Royans, les mulets ont laissé l'empreinte de leurs sabots. Pour franchir cette étroiture tous les mulets devaient mettre le pied au même endroit, usant le calcaire urgonien riche en fossiles de rudistes bien visibles à cet endroit.
Gendarme de la Cournouse
 
Ces bivalves, semblables à nos moules actuelles, vivaient dans les lagons , il y a environ 110 millions d'années, dans une mer chaude et peu profonde. Sur la plage de «  la Chapelle en Vercors » devaient se dresser des cocotiers … Dans cette mer s'entassèrent pendant quelques 5 millions d'années des sédiments constitués de débris de coquilles ou squelettes d'animaux marins, d'argile et de calcaire précipité.Plus tard, quand l'océan alpin se referma sous la pression des plaques européennes et africaines qui se rapprochaient, les sédiments de cet océan furent portés en altitude pour former le massif du Vercors.
Le charbon de bois avait servi à alimenter le martinet des Chartreux du val Sainte-Marie à Saint-Laurent-en-Royans. Le calcaire est pauvre en minerais de fer mais il nous est resté le Pas de la Mine entre Echevis et la Montagne de l'Arps. Ce sont des oxydes ferriques qui ornent d'ocre les belles falaises de Presles. Le minerais du massif de Belledonne remplacera très vite les très rares filons du Vercors. Pour alimenter la fonderie des canons de Louis XIV à Saint-Gervais des caravanes de mulets transportaient le charbon de bois de l'Allier ou des Coulmes. Pour éviter que les loups attaquent les jarrets des mulets de la queue de la caravane, le muletier habillait l'arrière-train de ses bêtes d'un tablier de cuir clouté.

 
C'est pour perpétrer le souvenir de cette tradition que des jeunes du Vercors, initiés in extremis par les derniers qui savaient cuire le charbon, nous invitent, tous les 2 ans , à la Fête de la Charbonnière. Cette fête populaire a pu se dérouler dans l'allégresse générale à Rencurel, à Saint-Julien et à Saint-Agnan. A Presles le maire de la commune a tenté par tous les moyens d'interdire cette manifestation populaire. Les gendarmes dépêchés pour disperser les contrevenants au diktat municipal ont tellement été séduits par le caractère bon enfant de cette fête qu'ils ont usé de beaucoup de diplomatie pour obtenir que le maire signe enfin l'autorisation. Ce qui n'empêchera pas le maire une fois que la fête sera terminée de porter plainte contre les organisateurs... La logique d'un ancien professeur de fac n'est pas celle du peuple « inculte » !


Autrefois, en tant que président du Foyer rural de Choranche, j' avais réussi à ce que notre commune de Choranche ne soit pas oubliée par Ciné-Village et Village en Fêtes. Lors d'une superbe prestation théâtrale et musicale de la « Chiffonnie », un chasseur, au demeurant conseiller municipal, agressera violemment un spectateur sous les yeux des conseillers généraux Maurice Puissat et Yves Pillet. Ce dernier non seulement dissuadera son ami agressé de porter plainte mais il profitera de cette agression pour supprimer Villages en Fête à Choranche. L'extrême-droite était déjà confortée au détriment du peuple de gauche.

L'année suivante les manifestations de Village en Fêtes furent supprimées. Cet élan culturel populaire et bénévole ( des paysans venaient installer leurs bottes de paille sur les places des villages pour permettre aux spectateurs de s'asseoir ) fut remplacé par la Coordination Culturelle du Royans. Enfin la culture pouvait-être encadrée d'en haut et financée sur vos impôts par André Vallini.

Des associations comme « Vivre à Presles » ou « Balme Etrange » à Choranche persistent, non sans mal, à offrir la possibilité de découvrir des artistes non « conventionnés par le pouvoir» et d'avoir des échanges cordiaux si ce n'est amicaux entre les habitants.Merci à la société des grottes de Choranche pour sa salle de restaurant et à Tineke pour la salle d'exposition de ses sculptures, offerts gratuitement pour que « Balme Etrange » ait pu présenter son spectacle annuel en dépit de l'interdiction, pendant 3 ans, du maire de Choranche d'utiliser la salle polyvalente communale.

Bruno Bégou 

Charbonnière à Presles en 2012

lundi 11 novembre 2013

Nous ne sommes pas des « bonnets rouges ». Ce n'est pas une raison pour nous prendre pour des « pigeons ».

Sur "Camptocamp" un donneur de leçon nous dit que signer une pétition c'est comme « pisser dans un violon ». C'est parce que vous avez été 8000 à signer la pétition pour garantir le libre accès aux falaises de Presles que le préfet de l'Isère a convoqué le maire de Choranche pour l'intimer de cesser ses agressions sur les grimpeurs. Elles ont cessé. Depuis le maire et son adjoint logent des mercenaires dans le village qui exercent la même violence sur une conseillère municipale, sur une famille d'origine allemande, sur les baigneurs ou sur un cycliste qui s'était arrêté à la fontaine publique pour remplir sa gourde.

Le préfet n'a pas réglé les problèmes d'accès aux falaises. Dans le bulletin «  de la Bourne à l'Isère » on pouvait lire «  falaises de Presles: une médiation efficace ». C'est de l'enfumage. Seule une petite portion de la falaise rendue accessible par le hameau du Charmeil bénéficie d'un conventionnement. Pour le reste la photo vous garantie l'ambiance actuelle...


Nous ne sommes pas dupes. Cette convention peut être dénoncée par les propriétaires quand ils le désirent. Et si Marine Le Pen fait un bon score aux prochaines élections elle se moquera totalement des emplois créés par la pratique de l'escalade et de la randonnée. Les chasseurs violents seront récompensés et non les chômeurs. Au parlement européen elle devait créer un emploi d' attaché(e) parlementaire. C'est son compagnon et non un(e) chômeur qui occupe le poste... Bernard Bourne est l'exemple type du «  toutes les terres pour moi, rien pour les autres ».

La xénophobie légendaire des violents qui imposent leur loi à Choranche depuis 1946 ne favorise ni le développement économique ni la création d'emplois. La proposition d'EDF d'installer l'usine hydroélectrique à cheval sur la limite intercommunale a été refusée. La commune de Chatelus est la seule à bénéficier des principales retombées financières d'EDF depuis 67 ans. Refus d'un ancien conseil municipal d'accepter la donation à la commune par André BourneTonade de la grotte de Coufin : 200 000 entrées... La société privée du site des grottes de Choranche nous laisse explorer la grotte de Gournier et grimper ses falaises. Imaginez si cette grotte était restée la propriété de Bernard Bourne ou si l'ensemble du site dépendait du maire de Choranche... Refus d'inscrire le cirque de Choranche et le massif des Coulmes au Patrimoine de l'Humanité.

Dans les Aravis, quand il n'y a pas de chemin rural pour rejoindre le site d'escalade, une servitude est créée, conformément à l'article 53 de la loi Montagne n° 85-30 du 9 janvier 1985. Et en plus fleurissent les panneaux «  Bienvenue à la ferme » qui vous invitent à goûter le reblochon. On ne comprend pas que cette servitude puisse traverser des parcs à vaches en Haute-Savoie mais ne puisse pas traverser des bois-taillis, sans aucune valeur agricole ou forestière, dans l'Isère sur les communes de montagne de Choranche, de Presles et de Saint-Pierre de Chérennes. Cela fait 28 ans que le non respect de la loi sacrifie notre activité économique pour que les élus « socialistes » de l'Isère obtiennent le report des voix d'extrême-droite au 2° tour... Qui peut croire que les préfets seraient assez sots pour ignorer que les grimpeurs qui viennent de tous les pays européens, des USA, du Japon, de Russie, de Nouvelle Zélande ou d'Australie laissent des devises en France ? Les préfets sont des fonctionnaires qui doivent obéir à des directives politiciennes. Que fait le Parc ? Sa présidente, comme l'ancien président, « négocie » depuis 40 ans... (le report des voix ?)

                                          Falaise de Choranche, notre symbole de liberté
        
Les lois françaises accordent aussi le droit de marcher aux randonneurs : articles L 161-1 à L 161-3 du code rural à l'usage du public, loi du 6 juillet 2000 sur le sport, l'article 110-1 du code de l'environnement et l'article 9243 de la directive européenne du 21 mai 1992. La Présidente du Parc du Vercors, sans aucune concertation avec la population de Choranche, avec les professionnels de la montagne et avec les associations ou les fédérations, décrète que tel ou tel chemin rural peut être aliéné en violation totale des lois de la République et de la Charte du Parc.

Les Français ne comprendraient pas, Monsieur le Président de la République, que vous preniez en considération le seul intérêt de ceux qui s'opposent avec violence à nos lois.

                                                                      Bruno Bégou.